Méthodes
Les travaux menés par APConseil s’inscrivent dans le champ des sciences sociales qui permettent d’étudier et d’éclairer les réalités humaines et sociales à partir des individus, des collectifs et des contextes dans lesquels ils évoluent. En mobilisant des méthodes qualitatives et quantitatives éprouvées, ainsi qu’une démarche réflexive systématisée et des outils spécifiques, les sciences sociales permettent de saisir les contraintes – internes ou externes – qui orientent les choix des individus ou des collectifs et qui façonnent les réalités sociales.
Cette approche permet de dépasser les lectures immédiates ou normatives, en donnant toute leur place aux acteurs, aux pratiques et aux réalités de terrain, y compris celles qui sont peu visibles ou rarement prises en compte dans la conception, le développement, le suivi et l’évaluation des politiques publiques et projets d’innovation sociale.
Enfin, dans une société démocratique et dans un contexte où la définition même du réel semble constituer un enjeu de luttes et de pouvoir, les sciences sociales permettent de reconstituer un savoir commun, mais également, un sens commun. La méthodologie déployée par ApConseil vise ainsi à fixer les réalités telles qu’elles sont et non pas telles qu’elles sont pensées. Elle permet d’apporter des éléments précis, robustes et efficaces de décision et de transformation sociale pour les acteurs concernés.
Limites, hypothèses et conditions de validité
Les travaux produits par AP Conseil s’inscrivent dans une démarche d’honnêteté intellectuelle. Les hypothèses retenues, les limites méthodologiques et les conditions de validité des résultats sont systématiquement explicitées.Cette transparence constitue une condition essentielle de la robustesse des analyses et permet une lecture éclairée des résultats, en évitant toute sur-interprétation ou généralisation abusive.
Enquêtes quantitatives
Nous menons des enquêtes quantitatives complexes et rigoureuses. Ces enquêtes permettent alors des études et évaluations construites spécifiquement pour répondre aux problématiques rencontrées par nos partenaires.
- L’enquête par questionnaire : Elle est mobilisée lorsque la problématique nécessite une objectivation statistique des situations, en veillant à la construction des outils, à la qualité de l’échantillonnage et à l’interprétation contextualisée des résultats. Les questionnaires sont co-construits avec nos partenaires afin d’identifier les impacts attendus et les indicateurs les plus finement adaptés aux spécificités et caractéristiques des différents publics enquêtés.
- Les analyses statistiques : Les données recueillies font l’objet d’analyses statistiques bivariées et multivariées, permettant d’explorer les relations entre variables, de structurer des typologies d’acteurs et de mettre en évidence des dynamiques et tendances sociales, dans une perspective analytique et longitudinale lorsque les données le permettent.
- L’ACM : L’outil puissant de l’ACM ou analyse des correspondances multiples, permet de visualiser graphiquement la répartition des acteurs interrogés selon l’intégralité des variables qualitatives et quantitatives du questionnaire et de comprendre quelles pratiques opposent ou rapprochent certains types d’acteurs entre eux.
- L’analyse scientométrique et bibliométrique : Elle regroupe des méthodes quantitatives qui étudient la production écrite (scientifique, littéraire, journalistique, etc.) à partir des publications et de leurs métadonnées (articles, auteurs, citations, revues, thèmes, mots-clés). Elle permet d’analyser les dynamiques de publication, d’identifier des tendances, des réseaux d’acteurs, des thématiques émergentes et d’évaluer la diffusion et l’impact des productions culturelles et scientifiques écrites.
Enquêtes qualitatives
Si les études quantitatives permettent de saisir les grandes tendances, elles ne laissent que peu de place aux représentations et aux vécus des personnes qu’elles sont sensées étudier. Notre expertise des méthodes qualitatives permettra alors une contextualisation optimale des apports des résultats quantitatifs et donc la production d’analyses fines au plus près des acteurs de terrain et de leurs problématiques.
- Entretiens semi-directifs et récits biographiques : Dans le cas d’un entretien semi-directif, le chercheur dispose d’une série de questions relativement ouvertes, à propos desquelles il est impératif qu’il recueille les informations et le vécu de la part de l’interviewé. Autant que possible, il « laissera venir » l’interviewé afin que celui-ci puisse parler ouvertement, avec ses mots et dans l’ordre qui lui convient. Le chercheur s’efforcera simplement de recentrer l’entretien sur les objectifs fixés en amont chaque fois qu’il s’en écarte, de manière aussi naturelle que possible.
- Entretiens collectifs : Les entretiens collectifs sont mobilisés afin de faire émerger les représentations, les pratiques et les points de vue des acteurs concernés, tout en mettant en discussion les divergences, les accords et les tensions existantes. Ils permettent d’analyser les dynamiques collectives, les logiques d’action et les interactions entre acteurs, en tenant compte des contextes institutionnels et territoriaux dans lesquels s’inscrivent les politiques ou projets étudiés.
- Observations in situ : En sciences sociales, les observations peuvent porter sur une grande diversité de phénomènes, par exemple les pratiques collectives, les comportements des acteurs, le fonctionnement des organisations ou la disposition des usagers d’un espace quelconque. Elles permettent d’observer des pratiques et comportements imprévus, voire surprenants par rapport à ce qui était attendu par les hypothèses ou pressenti. Les modalités concrètes de l’observation sont très différentes selon que le chercheur adopte par exemple une méthode d’observation participante de type anthropologique ou, au contraire, une méthode d’observation non participante dont les procédures techniques sont plus formalisées.
- Analyse de contenu : L’analyse de contenu consiste à soumettre les informations recueillies à un traitement méthodique : les regrouper par thèmes pertinents selon les hypothèses, ou les comparer les unes aux autres. Cette méthode implique la mise en œuvre de procédures techniques précises, comme le calcul des fréquences relatives ou des cooccurrences des termes utilisés.
Recherche et analyse bibliographique et documentaire
Dans l’ensemble de nos travaux nous mobilisons les dernières avancées des sciences sociales et politiques. Ce travail bibliographique, de documentation et d’échange avec des chercheurs du domaine – permettant alors une meilleure compréhension des problématiques, anciennes comme récentes, de saisir la diversité de situations et des publics concernés, ainsi que l’articulation des différents acteurs dans le secteur étudié – constitue alors un moyen de compréhension de l’enjeu et la production d’outils et indicateurs d’enquête particulièrement pertinents.
Évaluation et études d’impact
L’évaluation des politiques publiques et des projets conduite par AP Conseil ne se limite pas à un exercice de conformité ou de reporting. À partir d’une lecture critique des documents de projet, d’entretiens avec les acteurs clés et d’observations empiriques, il s’agit d’identifier les points de robustesse, les réussites, externalités attendues comme non anticipées, les zones de vulnérabilité et les risques latents (institutionnels, organisationnels, sociocognitifs) susceptibles de freiner la consolidation des projets. L’évaluation n’est pas conçue comme un outil de validation ex post, mais comme un levier de compréhension et d’amélioration de l’action publique et de ses impacts sociaux. Les travaux menés visent à analyser les processus, les effets et les conditions de réussite des dispositifs, en assumant les limites et les tensions observées, plutôt qu’à produire des conclusions normatives ou prescriptives.
Co-construction des études et partage des objectifs
Les travaux conduits par AP Conseil s’appuient sur des démarches de co-construction associant l’ensemble des parties prenantes concernées. Le recours à des focus groupes et à des dispositifs participatifs permet d’identifier les objectifs parfois divergents, de comprendre les contextes d’action et les enjeux du changement, et de mettre en discussion les représentations et attentes des acteurs.
Les méthodes participatives sont mobilisées dès les phases d’identification et de formulation des objectifs des études ou des évaluations, et prolongées lors des restitutions. Les résultats produits sont ainsi partagés, discutés et appropriables par les acteurs, afin qu’ils puissent être compris et effectivement mobilisés.
Cette approche vise à produire des recommandations directement opérationnelles. Une analyse pertinente n’a de valeur que si elle est utilisée : les travaux menés par AP Conseil sont conçus pour s’inscrire dans les dynamiques existantes et nourrir concrètement les écosystèmes du changement, plutôt que de demeurer à l’état de préconisations formelles.

Issus du domaine académique et scientifique, nous mettons les dernières avancées de la recherche en sciences sociales et politiques au service de la compréhension des organisations, dispositifs et territoires et de leurs transformations sociales. Pour autant, ce transfert de connaissance ne saurait rester unilatéral et se doit de nourrir à son tour la réflexion scientifique afin que celle-ci reste toujours au plus près des réalités vécues.
Si l’adjectif « translationnel » concerne principalement les sciences expérimentales, et surtout biologiques en permettant un transfert de connaissance « du laboratoire au lit du patient », notre ambition est d’étendre l’analogie au domaine des sciences sociales et politiques. En liant ainsi recherche scientifique et mutations sociales, théorie et pratique, notre objectif est alors de mobiliser ces connaissances et méthodes pour accompagner les initiatives d’innovation sociale et qu’à leur tour ces initiatives deviennent objet de recherche et enrichissent les savoirs.
Pour ce faire, nous travaillons en partenariat avec des chercheurs de diverses institutions sur de nombreuses thématiques (éducation, écologie, médecine, économie). Nous échangeons au quotidien et dans le cadre de nos activités professionnelles avec ces chercheurs pour enrichir nos analyses et méthodes mais également afin de leur communiquer les « nouvelles du front » et enrichir leurs réflexions et travaux, pouvant faire l’objet de publications dans des revues scientifiques à comité de lecture. Ces collaborations sont alors facilitées par les liens que nous conservons avec le domaine académique.